Mont Fuji-San
4h du mat. Debout ! Je me lève discrètement avec Régis et nous voila parti pour le mont Fuji. Première surprise entre notre chalet de Yamanakako et le 5ième niveau que nous visions, la route est fermée aux voitures. Tout est très clairement expliqué en pur japonais. Heureusement un bon policier nous explique gentiment que l'accès se fait exclusivement en bus.

Le bus nous emmène donc au 5ième . Le temps est superbe, pas un nuage, le ciel est clair . Bref notre chance est énorme car au cœur de l'été chaud et humide ces conditions sont rarissimes. Le 5ième ressemble à une station de ski alpine au milieu des sapins. Très vite nous montons les premières marches. L'ascension est comme un escalier sans fin. Il y a beaucoup de personnes âgées qui pèlerinent , mais aussi des familles dont les plus jeunes ont 7 ans ! Les 3776m tentent beaucoup de monde! Très vite les arbres, en disparaissant, nous révèlent la forme parfaite du Mont Fuji, je m’amuse à faire des photo coupées en diagonale comme au ciseau par le flan de la montagne. Une espèce d’herbe se bat en duel avec une espèce de choux sur les parois assez raides du Fuji, mais vers je crois 2800m, on ne voit plus que cailloux et coulées de laves nues. La plupart des pèlerins monte en 2 jours. Les possibilités de dormir en route sont nombreuses mais après renseignement il faut réserver 3 mois à l’avance…c’est pourquoi notre improvisation nous a obligé à faire l’aller retour dans la journée.
Nous arrivons au sommet pour le déjeuner. Et là … loin de nous les refuges dénudés des Alpes. C’est un village qui nous attend: hôtels, vendeurs de souvenir, temples, distributeurs de boissons, restaurants, bières… nous tendent les bras. Stupéfaits, et oui stupéfaits… nous quittons ce lieux étrange pour faire le tour du cratère. Il est tout petit pour un si haut volcan. En une heure le tour est plié. Nous avons trouvé quelques névés et ramassé les plus belles bombes volcaniques. Et oui ce volcan est de type explosif. Cela se reconnait aux bombinettes pleines de trous initialement remplis de gaz. Cette montagne constituée en bonne partie de pierres ponces doit être une des plus légères du monde !




En route nous discutons avec une jeune fille que l’on surnomme « walking on the moon ». Elle est habillée des pieds à la tête, impossible de deviner le moindre trait de son visage. La peur des UV !
Comme il fait beau, tous les hôtels ont sorti leurs matelas colorés. Et l’ambiance est péruvienne ! On se croirait vraiment dans les Andes, à cote du lac Titicaca.


La descente est un enfer pour les genoux non préparés. Mais pour nous grands sportifs devant l'éternel, c’est une formalité et nous surfons littéralement sur les cailloux et la poussière. D'ailleurs c’est à la descente que nous avons compris pourquoi les Japonais mettaient des guêtres, pas pour la neige ! mais pour la poussière ! On a juste failli se retrouver du mauvais coté de la montagne. Y parait que des gens se perdent régulièrement et disparaissent à jamais. Il y a donc bien un Dahu japonais sur le Mont Fuji.
Revenu au cœur de la civilisation, nous avons ô combien apprécié un passage au onsen, dehors face au Fuji. Ces bains chauds nous ont décrassé, délassé, délecté !

Denis