Imoso-san vous informe honorablement
Toutes les bonnes nouvelles écrites par Flo ont un prix : je bosse au Japon, au Nissan Technical Center !
Et comme certains se sont montrés intéressés par ma vie au boulot (c’est la première fois je crois), voila quelques une de mes impressions.
Les règles sont précises mais il y a souvent une marge de tolérance importante ☺.
Pour travailler au NTC, je dois rouler près de 90 km par jour. Première règle à respecter : la vitesse limitée sur autoroute, la plupart du temps à 80 ou 100 km/h. La plupart des voitures roulent autour de 110, 130... sauf les jours nationaux dits de sécurité routière - Dans ce cas, ACHTUNG les radars fixes sont activés et la police se réveille - ... et sauf si une voiture de police ne rôde pas dans les parages...
Je me suis frotté déjà 2 fois à la police, une première fois pour un orange bien rouge grillé, la 2 ième je n’ai pas compris pourquoi, j'attends le probable PV...
Et oui mon stage en France m’a finalement peu préparé à la présence massive de flics. Ici c’est minimum un par carrefour ! Faudrait surtout pas envoyer notre forcené président en stage ici !
Aujourd’hui Nissan a présenté à son personnel son nouveau plan de prévention routière. Apparemment, il y a un vrai problème avec l’alcool au volant. Le plan est purement répressif : on peut être viré si on est pris au volant avec de l’alcool, ou si on est l’auteur d’un accident grave causé par un manquement aux règles de sécurité routière ou si on sent l’alcool (textuellement !) le lendemain d’une « nomicaille. »(voir plus loin). La marge de tolérance m’est inconnue... mais vous savez bien que je ne bois pas au volant !
Quand j’arrive au boulot, je viens de rouler 1h20 , il est 9h. Je fais d’ailleurs partie des privilégies car la moyenne au Japon est au dessus des 2h de transhumance (X2). Bref, et me voila dans une première réunion, en japonais. Depuis le début, je participe ainsi à 2 ou 3 réunions par jour, chacune d’environ 2h. C’est un côté dur du boulot. Je ne comprend rien, n'apporte rien pendant tout ce temps... Par contre et c’est un côté sympa, j’ai un de mes staff qui m’explique aussi bien qu’il peut les tenants et aboutissants de la réunion, et le miracle arrive : je comprend tout. La patience et le sens du détail des Japonais font là leur œuvre. Il suffit d'être en pleine forme et endurant pour suivre, pour l'instant c’est bien le cas !
Du coup, je prend petit à petit la main sur mes sujets. Je dois définir le budget logistique des projets de véhicules utilitaires, genre kangoo ou traffic – une dizaine au total- ensuite inventer comment le réduire, ensuite m’engager sur des chiffres. Si non respect, ma tête est coupée, c’est la règle du jeu. Suffit donc d'être malin pour survivre. Les japonais sont très malins et je suis bien entouré, rassure toi Mamie, tout mes collègues sont bien vivants !
Flo m'a demandé de faire court, ça va être dur. 2 mots sur le rythme de travail : lorsque je pars à 18h, j’ai l’impression de prendre l'après midi, à 19h je me cache, à 20h, si je veux imiter mes collègues, j'attends que quelqu’un, au moins gradé comme moi, parte avant moi. A ce jeux débile, ils sont très très forts. A 21h on cherche une bonne raison pour partir genre « personnal appointement » (rendez vous personnel, Mamie) , et à 22h si on veut faire un peu de zèle, c’est très facile puisque la plupart des managers sont encore là. La pause de midi est simple : de 12h30 à 13h30 pétantes. Une petite musique genre “ce n’est qu’un au revoir” indique l’heure. Dans cette heure là, les gens mangent en 20 mn et se reposent parfois en dormant.
Toujours pour rester sur le rythme, il y a une fois par semaine une « nomicaille »: fête de bienvenue ou pot de départ. Tout le département est invité et il faut une bonne raison pour ne pas participer. Dans un autre département, un expat s’est fait rappeler que la participation aux nomicailles est très importante et qu’il est donc prié de participer. L’avantage : cela dure de 19 à 21h dans un bon resto. Et l’ambiance y est très amicale. Par contre dur dur car les efforts pour parler anglais la journée sont bien vite oubliés par mes collègues.
Pour ma nomicaille, j”ai gagné le nom de “IMOSO” traduit par sac à patate. C’est très positif, c’est pas une blague. Les français ne peuvent pas comprendre... Un ancien m'a aussi prédit beaucoup d'argent du fait de mes grandes zoreilles. Apparemment c'était tout à fait sincère.
Voilà 2 mois que je suis arrivé, l'équipe japonaise m’a très bien accueilli et je crois accepté, le boulot se montre aussi intéressant que je le comprend. Bref, à part le rythme ça baigne !
A + sur le blog !
Denis ♪ ♪
Et comme certains se sont montrés intéressés par ma vie au boulot (c’est la première fois je crois), voila quelques une de mes impressions.
Les règles sont précises mais il y a souvent une marge de tolérance importante ☺.
Pour travailler au NTC, je dois rouler près de 90 km par jour. Première règle à respecter : la vitesse limitée sur autoroute, la plupart du temps à 80 ou 100 km/h. La plupart des voitures roulent autour de 110, 130... sauf les jours nationaux dits de sécurité routière - Dans ce cas, ACHTUNG les radars fixes sont activés et la police se réveille - ... et sauf si une voiture de police ne rôde pas dans les parages...
Je me suis frotté déjà 2 fois à la police, une première fois pour un orange bien rouge grillé, la 2 ième je n’ai pas compris pourquoi, j'attends le probable PV...
Et oui mon stage en France m’a finalement peu préparé à la présence massive de flics. Ici c’est minimum un par carrefour ! Faudrait surtout pas envoyer notre forcené président en stage ici !
Aujourd’hui Nissan a présenté à son personnel son nouveau plan de prévention routière. Apparemment, il y a un vrai problème avec l’alcool au volant. Le plan est purement répressif : on peut être viré si on est pris au volant avec de l’alcool, ou si on est l’auteur d’un accident grave causé par un manquement aux règles de sécurité routière ou si on sent l’alcool (textuellement !) le lendemain d’une « nomicaille. »(voir plus loin). La marge de tolérance m’est inconnue... mais vous savez bien que je ne bois pas au volant !
Quand j’arrive au boulot, je viens de rouler 1h20 , il est 9h. Je fais d’ailleurs partie des privilégies car la moyenne au Japon est au dessus des 2h de transhumance (X2). Bref, et me voila dans une première réunion, en japonais. Depuis le début, je participe ainsi à 2 ou 3 réunions par jour, chacune d’environ 2h. C’est un côté dur du boulot. Je ne comprend rien, n'apporte rien pendant tout ce temps... Par contre et c’est un côté sympa, j’ai un de mes staff qui m’explique aussi bien qu’il peut les tenants et aboutissants de la réunion, et le miracle arrive : je comprend tout. La patience et le sens du détail des Japonais font là leur œuvre. Il suffit d'être en pleine forme et endurant pour suivre, pour l'instant c’est bien le cas !
Du coup, je prend petit à petit la main sur mes sujets. Je dois définir le budget logistique des projets de véhicules utilitaires, genre kangoo ou traffic – une dizaine au total- ensuite inventer comment le réduire, ensuite m’engager sur des chiffres. Si non respect, ma tête est coupée, c’est la règle du jeu. Suffit donc d'être malin pour survivre. Les japonais sont très malins et je suis bien entouré, rassure toi Mamie, tout mes collègues sont bien vivants !
Flo m'a demandé de faire court, ça va être dur. 2 mots sur le rythme de travail : lorsque je pars à 18h, j’ai l’impression de prendre l'après midi, à 19h je me cache, à 20h, si je veux imiter mes collègues, j'attends que quelqu’un, au moins gradé comme moi, parte avant moi. A ce jeux débile, ils sont très très forts. A 21h on cherche une bonne raison pour partir genre « personnal appointement » (rendez vous personnel, Mamie) , et à 22h si on veut faire un peu de zèle, c’est très facile puisque la plupart des managers sont encore là. La pause de midi est simple : de 12h30 à 13h30 pétantes. Une petite musique genre “ce n’est qu’un au revoir” indique l’heure. Dans cette heure là, les gens mangent en 20 mn et se reposent parfois en dormant.
Toujours pour rester sur le rythme, il y a une fois par semaine une « nomicaille »: fête de bienvenue ou pot de départ. Tout le département est invité et il faut une bonne raison pour ne pas participer. Dans un autre département, un expat s’est fait rappeler que la participation aux nomicailles est très importante et qu’il est donc prié de participer. L’avantage : cela dure de 19 à 21h dans un bon resto. Et l’ambiance y est très amicale. Par contre dur dur car les efforts pour parler anglais la journée sont bien vite oubliés par mes collègues.
Pour ma nomicaille, j”ai gagné le nom de “IMOSO” traduit par sac à patate. C’est très positif, c’est pas une blague. Les français ne peuvent pas comprendre... Un ancien m'a aussi prédit beaucoup d'argent du fait de mes grandes zoreilles. Apparemment c'était tout à fait sincère.
Voilà 2 mois que je suis arrivé, l'équipe japonaise m’a très bien accueilli et je crois accepté, le boulot se montre aussi intéressant que je le comprend. Bref, à part le rythme ça baigne !
A + sur le blog !
Denis ♪ ♪
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